Mais puisqu’on a une bonne heure à tuer, on se lance dans une visite express de Wat Phra Keow, le Temple du Bouddha d'Or.
Pour se déplacer rapidement à Bangkok, les motos-taxis sont imbattables. Les taxis n’avancent pas, et les tuk-tuk sont à éviter - rois de l’embrouille, capables de vous déposer devant un centre commercial (où il recevra un plein d‘essence gratuit pour sa peine) ou un temple totalement sans intérêt (mais où attend un complice qui va vous proposer d’aller voir son shop d’antiquités/de pierre précieuses/autre) au lieu du temple où vous aviez l’intention d’aller. Ou alors, s’il consent à vous y amener, ce sera au double du tarif normal, et non sans vous mettre sous le nez trois prospectus pour des salons de massages pendant le voyage.



La Sublime Bellennjaïe et ses volumes invraisemblables devant le Grand Palais, ancienne residence royale. Derriere, l'ancienne Cite interdite, qui couvre plusieurs hectares, l'est toujours, meme si le roi n'habite plus ici.
Une alignée de lions hilares.
En vol pour Phuket! 
Nat et moi décidons d’aller tester les bières Singha et Chang (et accessoirement acheter notre billet d’avion pour Phuket) à Khao San Road, ghetto des backpackers du monde entier, (donc surtout anglo-saxons, il faut s’y résoudre) rue marchande bien ciblée (t-shits et petites robes néo-babas, colliers ethnos, shorts camos, bijoux de piercings, extensions, Cds, cocktails en seau d‘un litre, etc) entourée d’un quartier entier de guesthouses bon marché, plutôt joli, sympa et animé.
Puis on descend du Skytrain a Siam Square, épicentre de la société de consommation thaïe, véritable Vatican du shopping qui réunit une bonne demi-douzaine de centres commerciaux énormes, du plus luxueux et chic, boutiques de grandes marques tout en marbre et miroirs fumés, au plus popu et cheap, stands en formica serrés sous les néons. Shop till you drop, indeed.
Souper dans un resto d’hôtel chic au bord du fleuve Chao Phraya.
Les retraités chinois raffolent des danseuses en costume, nous un peu moins. Toujours cet embarras à n’être qu’un boeuf de touriste bouffeur de clichés à deux balles.
Par contre, un peu plus tard, les feux d’artifices qui se reflètent dans l’eau et dans les tours avoisinantes, ça le fait! Peut-être en l’honneur de l’omniprésent roi Bhumibol qui fête cette année ces 80 ans dont 60 sur le trône. Son portrait est absolument partout, énorme sur chaque façade, dominant chaque carrefour, dans un cadre doré au fond de chaque resto. Tous les lundis, les Thaïs portent un polo jaune, couleur de la monarchie, aux armes du roi. En fait, la plupart le portent aussi n’importe quel jour.
Pour finir en beauté, cocktails au Vertigo Bar, au 59ème et dernier étage du Banyan Tree Hotel, sous les étoiles.
Vue à couper le souffle sur les lumières de Bangkok à 360° et à perte de vue. C’est beau comme dans Blade Runner. Un vrai phantasme de bar, sans doute le plus incroyable que j’ai vu - encore mieux que la tour de Berlin ou que cette fontaine sur les hauteurs de Rome où la grappa nous avait coûté plus cher que le tout le repas. Bangkok rocks!!
Premier matin à Bangkok, petit déjeuner en chambre. Scéance photo réciproque. Je me sens plus en vacances qu'en voyage. Draps froissés, croissants et pur bonheur. 

Smells like way-past-teen spirit





Un petit tour dans une boutique d’alcool égyptienne (là aussi deux concepts mutuellement exclusifs, d’habitude), mort de rire en découvrant les contrefaçons locales, whisky, vodka, rhum, gin et tequila dont les étiquettes et les noms rappellent furieusement quelque chose, à quelques fautes d’orthographe près (pas toutes volontaires d’ailleurs).
Du haut de la montagne, on aperçoit (au retour, vers le soir) les formes argentées des grands barracudas qui chassent le long du récif.
Un chameau est vraiment une créature aussi placide qu’étrange. Le plus étonnant je trouve sont ces pattes, dotées de coussinets mous (un peu comme ceux d’un chien, en nettement plus rude et à trois gros doigts) et non de sabots, comme on pourrait s’y attendre. Ce sont de solides bêtes de somme capable de transporter 4 bouteilles d’air en aluminium de 12 litres plus une personne sur leur bosse. Par contre ça n’avance pas vite, guère plus qu’un bédouin au pas. Donc vraiment pas vite.
Ce qui laisse le temps d’admirer le paysage.
Arrivée au village bédouin. Dahab devait ressembler à ça il y a une trentaine d’année. Spectacle surréaliste d’une bédouine en train de nourrir un chameau… de morceau de carton qu’elle déchire au fur et à mesure. Bon app’.
Même les incinérateurs de déchets sur patte ont droit à un petit rafraîchissement parfois.